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Vente de jeux aux mineurs, la FDJ réclame un durcissement de la loi

Vente de jeux aux mineurs, la FDJ réclame un durcissement de la loi

Alors que la vente de jeux aux mineurs est strictement interdite en France, diverses opérations de testing menées par la Française des Jeux chez ses détaillants buralistes et cafés mettent en avant le fait qu’il est très simple pour les adolescents d’acheter un ticket de grattage ou d’effectuer un pari sur une rencontre sportive.

L’opérateur appelle donc l’Etat à un durcissement de la loi en rendant obligatoire la présentation d’une carte d’identité en cas de doute sur l’âge d’un client.

Vente de jeux aux mineurs, la FDJ réclame un durcissement de la loi.

Un rapport parlementaire alarmant sur la vente de jeux aux mineurs

Fin Décembre, le rapport des députés Olga Givernet (LRM) et Régis Juanico (PS) a été publié et son contenu a de quoi faire froid dans le dos.

En effet, il prouve que l’interdiction de vente de jeux aux mineurs n’est absolument pas respectée par les buralistes.

Selon les résultats des opérations de testing réalisées par la FDJ au sein de son réseau de vente – des adolescents de 16 ou 17 ans essaient d’acheter un ticket de grattage ou de prendre un pari sportif sous les yeux des inspecteurs de l’entreprise – le taux de conformité serait de seulement 37%.

Autrement dit, près de 2 buralistes sur 3 (63%) passent outre l’interdiction de vente de jeux aux mineurs…

Si ce nombre est très élevé, il est bon de noter qu’il est tout de même en recul de 15 points par rapport à 2016, ce qui laisse penser que les dispositions prises au printemps (campagne d’affichage, formation des détaillants et sanctions financières) ont tout de même porté leurs fruits.

Pour autant, alors que ces chiffres devraient inquiéter, les parties au dossier ont choisi de jouer la carte de la tranquillité.

Du côté de la FDJ, les données sont minimisées arguant que les campagnes de tests ne reflètent jamais la réalité. La Confédération des Buralistes a quant à elle, décidé de relativiser ces chiffres même si elle admet qu’ils sont « trop élevés ».

L’interdiction de vente de jeux aux mineurs, une loi loin d’être méconnue

Le problème de la vente de jeux aux mineurs ne date toutefois pas d’hier puisque c’est en 2007 que le décret instaurant cette prohibition est entré en vigueur dans l’Hexagone. Toutefois, il semblerait que l’interdiction est toujours prise un peu à la légère et ce, par tout le monde.

En 2014, une étude de l’Observatoire des Jeux montrait que 33% des jeunes âgés de 15 à 17 ans jouaient à un jeu d’argent ou de hasard au moins une fois au cours de l’année.

Pourtant, si l’on peut parfois invoquer une méconnaissance de la loi pour justifier une « désobéissance », il n’en est rien pour la vente de jeux aux mineurs étant donné que 80% du grand public a connaissance de cette interdiction.

Mais alors, comment expliquer ce laisser-aller dans l’application de cette loi ? Les Français n’auraient-ils pas cerné les enjeux – la prévention des problèmes d’addiction aux jeux d’argent – de cette interdiction de vente de jeux aux mineurs ? Possible…

Cette hypothèse tient d’autant plus la corde quand on sait que près de 70% des Français pensent qu’un mineur peut acheter un jeu de grattage s’il est accompagné d’un adulte…

Et si l’Etat durcissait la loi pour améliorer son application ?

S’il est possible de reprocher aux détaillants du réseau FDJ de ne pas systématiquement appliquer la loi relative à l’interdiction de la vente de jeux aux mineurs, force est de constater qu’il peut être difficile pour eux d’affronter les jeunes clients et parfois même leurs parents.

La Française des Jeux assure elle avoir fait le nécessaire pour que les choses changent puisque, rappelons-le, elle a mis en place plusieurs mesures au printemps 2017 autour de l’axe prévention – formation – sanction.

Afin de rappeler l’interdiction de vente de jeux aux mineurs, elle a lancé une campagne d’affichage    « -18 ans ? Zéro jeux d’argent ».

En parallèle, elle a formé 30 000 détaillants aux réglementations en vigueur. Enfin, elle a décidé de sanctionner les distributeurs de ses jeux pris en flagrant délit de vente à des mineurs. Ces derniers ont perdu le bonus « jeu responsable » et ont donc vu leur rémunération par la Française des Jeux diminuer de 4%.

Désormais, Stéphane Pallez, présidente de la FDJ, estime qu’elle a besoin de l’Etat pour pouvoir aller plus loin. Un renforcement de la loi serait effectivement une bonne nouvelle pour soutenir les efforts de l’opérateur mais aussi des détaillants.

Comme c’est le cas pour la vente d’alcool ou de tabac, la vente de jeux aux mineurs pourrait s’accompagner d’une obligation pour le détaillant d’exiger une pièce d’identité dès lors qu’il a un doute quant à l’âge de son client.

La mise en place d’une telle mesure n’est toutefois pas gagnée d’avance car il ne faut pas omettre que l’idée de présenter un document d’identité à un scanner pour jouer dans les points de vente avait suscité un tollé (levée de l’anonymat) aussi bien chez les joueurs que chez les buralistes et ce, il y a quelques mois seulement…

1 commentaire

  1. Je pense que cette loi est très bien pour protéger les jeunes de ces jeux car s’ils commencent à jouer à ces jeux dès leur plus jeune âge, ils risquent de devenir accroc très jeune avant même l’âge adulte.

    Et vu les dégâts qu’il y a aujourd’hui sur la plupart des personnes qui jouent, oui c’est une bonne chose pour lutter contre la dépendance aux jeux de la Française des Jeux.

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