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Partouche chute en bourse à cause de l’affaire du Casino de Cannes

Partouche chute en bourse à cause de l’affaire du Casino de Cannes

Depuis la nuit du 10 au 11 mars 2018 au cours de laquelle des perquisitions par la police des jeux ont eu lieu au Casino de Cannes, les tensions sont vives entre le propriétaire de l’établissement, le groupe Partouche et la police des jeux.

Il faut dire que le casinotier Partouche a vu son cours en bourse chuter lourdement après ce qu’il a osé baptiser « une campagne médiatique de discrédit orchestrée par les policiers ». Plusieurs plaintes ont été déposées fin Avril par Partouche.

Bref, une affaire qui vient ternir l’image du casinotier et peut-être la croissance du groupe Partouche amorcée depuis 2016…

Partouche a chuté en bourse à cause de l'affaire du Casino de Cannes.

Rappel des faits : une perquisition spectaculaire au Casino de Cannes

Tout a débuté dans la nuit du 10 au 11 mars 2018 aux alentours de minuit.

Alors que la soirée se passe normalement, une équipe de la police des jeux composée d’une trentaine de personnes a débarqué au 3.14, l’hôtel dans lequel est hébergé depuis quelques semaines seulement le Casino de Cannes.

En quelques instants seulement, les policiers prennent possession du rez-de-chaussée qui abrite environ 75 machines à sous mais également du premier étage où se trouvent les salles de jeux privées.

Des interpellations ont lieu sur site alors que des perquisitions sont organisées. De nombreux documents sont recueillis alors que les bandes de vidéo surveillance sont saisies.

Mais ce qui surprend, c’est que dès le début de cette vaste opération au Casino de Cannes, une caméra de la chaîne M6 est présente sur les lieux pour filmer les va-et-vient des policiers et il faut l’admettre, tout cela semble plutôt bien orchestré comme l’affirme le Groupe Partouche.

Résultat : le Groupe Partouche est immédiatement sanctionné en Bourse

Présence d’un média sur place oblige, tous les organes de presse sont rapidement mis au courant qu’il se passe quelque chose au Casino de Cannes. Des dépêches tombent mais un vrai emballement médiatique semble se produire et l’information devient incontrôlable.

Certaines sources évoquent ainsi des perquisitions en cours dans plusieurs casinos appartenant au groupe Partouche, d’autres annoncent la fermeture administrative probable des casinos concernés…

Si ces fausses « rumeurs » resteront en cet état, le groupe Partouche va vivre une journée suivante très compliquée en Bourse puisque le cours de son action va s’effondrer de 17% pour atteindre à la clôture un niveau jamais plus atteint depuis février 2016.

Au total, en 48 heures, ce sont l’équivalent de 65 millions d’euros de capitalisation boursière qui se sont envolés suite à l’affaire du Casino de Cannes.

Mais le problème est que la situation s’éternise et que le cours de l’action ne remonte pas. Près de deux mois après l’affaire du Casino de Cannes, le groupe Partouche n’a pas encore réussi à redorer son image et même certaines banques se montreraient frileuses à accompagner ses projets.

Cours Partouche en bourse.

Fausses allégations et exagérations, tout est permis à priori pour malmener Partouche

Si l’affaire du Casino de Cannes ne passe pas du tout du côté du groupe Partouche, c’est que le casinotier constate qu’une véritable campagne de discrédit le ciblant a été mise en œuvre.

En effet, si le groupe Partouche confirme la mise en examen de deux dirigeants du Casino de Cannes pour abus de biens sociaux (au préjudice de l’établissement) et de deux autres individus pour complicité et recel, toutes les autres informations dévoilées par la presse semblent fausses ou du moins largement inexactes.

L’organisation de parties de poker au Casino de Cannes avec des montants joués jusqu’à 20 fois moins élevés que ceux officiellement déclarés laissait entendre l’existence d’un système de blanchiment de fraude fiscale et de minoration des recettes par le casino.

La vérité semble pourtant bien éloignée puisque le Service Central des Courses et Jeux (SCCJ) a d’ores et déjà ré-autorisé la reprise de l’exploitation de la table de poker visée par l’enquête.

Le groupe Partouche a décidé fin Avril de contre-attaquer dans cette affaire du Casino de Cannes et il n’a pas fait dans la demi-mesure.

D’abord, il a porté plainte contre X pour violation du secret de l’enquête et de l’instruction rappelant qu’il ne comprend pas comment les caméras de M6 pouvaient être présentes lors des perquisitions à moins que le service presse de la chaîne n’ait été contacté en amont par la police…

Ensuite, parce que les relations entre les policiers des jeux et le groupe Partouche ne sont pas encore assez tendues, le casinotier a cité en diffamation Philippe Ménard, le big boss de la police des jeux.

Il l’accuse d’avoir évoqué « un détournement de fonds » et « la possible fermeture administrative du Casino de Cannes » au micro d’une radio alors même que la loi stipule que « seul le Procureur de la République peut s’exprimer sur une procédure en cours ».

Par ces actions en justice, Partouche entend en tout cas bien montrer qu’il est hors de question qu’il se fasse marcher sur les pieds et ce, même par une police des jeux loin de briller selon lui par son impartialité.

Affaire très importante à suivre car n’oublions pas que Partouche est le 2ème casinotier en France.

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