Accueil » Actualités » Le poker en ligne est en baisse : moins de joueurs actifs

Le poker en ligne est en baisse : moins de joueurs actifs

Le poker en ligne est en baisse : moins de joueurs actifs

C’est dernièrement que l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux d’Argent En Ligne) a rendu son rapport relatif à l’activité du secteur des jeux d’argent au 1er Trimestre 2014. Et, à l’image de la baisse des paris hippiques, le poker en ligne est en baisse car il affiche un net recul en ce début 2014.

Néanmoins, il est possible de constater que la tendance diffère selon qu’il s’agisse de poker en cash-game ou des tournois de poker, la preuve qu’il existe sans doute des opportunités à exploiter pour les opérateurs de poker sur Internet.

Si l’on a remarqué que la « pokermania » avait pris fin sensiblement après l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne à la concurrence en 2010, les opérateurs étaient dans un premier temps parvenus à poursuivre leur développement.

Mais, depuis 2012, le poker en ligne est en baisse et si plusieurs opérateurs ont mis la clé sous la porte, les autres tentent de poursuivre leur activité comme ils le peuvent. Et gageons que les premiers chiffres de l’année 2014 sont loin de les avoir rassurés car ils ne sont véritablement pas bons.

Poker en ligne: -10% de chiffre d’affaires au 1er trimestre

Le chiffre d’affaires du poker en ligne a baissé de 10% entre le 1er Trimestre 2013 et le 1er Trimestre 2014, un recul important correspondant à une perte nette de 7 millions d’euros pour le secteur.

Et ce n’est malheureusement pas le premier trimestre de baisse de chiffre d’affaires pour les opérateurs, ce qui les inquiète sérieusement. Ce recul de 10% du chiffre d’affaires s’explique principalement par la chute vertigineuse des mises effectuées en cash-game.

En effet, durant le 1er Trimestre 2014, les joueurs de poker en ligne ont misé « seulement » 93 millions d’euros par semaine, une somme coquette mais qui n’est rien aux côtés des 115 millions d’euros hebdomadaires joués au 1er Trimestre 2013 ou même des 130 millions d’euros entre Janvier et Mars en 2012.

Les chiffres sont donc parlants et correspondent à une dégringolade des mises de 19% par rapport à 2013 et de 28% si on compare à 2012. L’activité poker permettait aussi jusque-là de mettre en évidence des effets calendaires puisque les débuts de mois étaient en général plus prisés par les joueurs qui venaient de recevoir leur salaire, mais aujourd’hui même ces effets ne sont plus visibles.

Le cash-game se porte donc très mal mais les opérateurs de poker peuvent peut-être compter sur d’autres atouts pour se relever. En effet, pendant que le cash-game sombre, les tournois tiennent le choc et progressent même, ce qui explique que le chiffre d’affaires du secteur ne baisse que de 10% alors que le cash game a diminué de 19% dans le même temps.

Avec une augmentation d’environ 9% entre les 1er trimestre 2013 et 2014 (375 millions d’euros en 2013 contre 407 millions d’euros en 2014), le montant des droits d’entrées aux tournois est l’un des rares indicateurs positifs pour les opérateurs de poker en ligne.

Selon beaucoup de spécialistes, cette hausse des buy-in trouve sa principale raison dans le fait que les tournois en .fr accueillent de plus en plus de joueurs du reste de l’Europe pour une internationalisation assurément bienvenue pour les acteurs du marché.

Pour autant, les opérateurs de poker en ligne ont une grande inquiétude lorsqu’ils jettent un coup d’œil au nombre de comptes actifs car l’étude de cette donnée, prouve que les joueurs désertent au fil des mois les rooms de poker en ligne.

Et oui, en un an, on dénombre une baisse de 12% des comptes actifs puisque leur nombre est passé de 299 000 en 2013 à 263 000 en 2014. C’est là un sérieux problème puisque cette baisse atteste de l’incapacité des opérateurs à fidéliser les joueurs, mais aussi à convaincre des nouveaux joueurs de venir découvrir le poker dans les rooms en ligne.

Ce constat grave pour les opérateurs de poker en ligne n’a en tout cas pas tardé à les faire réagir et certains ont tenu à rappeler que la régulation de leur activité en France depuis Mai 2010 était pour beaucoup dans la passe difficile qu’ils traversent actuellement.

Aussi, aujourd’hui plus que jamais, les opérateurs de poker en ligne tirent la sonnette d’alarme et demandent à ce que de nouvelles possibilités leur soient offertes en terme d’offre et notamment en terme de partage des liquidités entre les pays européens car, si ils ne parviennent pas à être plus attractifs face à la concurrence étrangère, ils savent leur arrêt de mort signé.

2 commentaires

  1. Je ne trouve rien d’étonnant à ce que le poker soit en perte de vitesse et engendre moins de joueurs.

    En période de crise, ce que le joueur recherche avant tout, c’est un maximum de gains, un jackpot !

    Les cash games ne rapporte pas autant qu’un grand tournoi et plus il y a de joueurs, plus les gains sont élevés.

    Je ne suis pas adepte de poker mais niveau stratégie commerciale, effectivement, il est préférable de s’associer à d’autres pays, d’élargir la masse de joueurs afin de faire gonfler les prix et de susciter plus d’envie !

    Cruellement c’est en baisse, mais si les bonnes questions sont abordées et des actions commerciales misent en place, il n’y a pas de raison pour que le poker en ligne ne reparte pas !

  2. La baisse du poker en ligne ne surprend pas, car toute activité dans son déroulement connait des hauts et des bas et le poker en ligne ne saurait se départir de cette règle.

    Il y a eu les périodes fastes où tout allait bien pour ce jeu et les organisateurs en étaient fiers. Mais la nature a ses règles… Tout chose qui existe, tient son existence des règles établies par la nature.

    Ainsi, les périodes de hausses sont arrivées, arrivent maintenant les périodes de baisses qui à leur tour, doivent être acceptées. Il n’existe pas d’affaires qui ne connaissent pas ces fluctuations.

    C’est vrai que les promoteurs veulent que la hausse se poursuive dans le temps car c’est ce qui les arrange. Mais les choses ne sont pas ordonnées de cette façon.

    Avec une compréhension rationnelle, on dira que ça ne marche plus après avoir fait le bilan de l’activité et comparé les chiffres.

    Mais d’une façon logique, ces fluctuations sont dans l’ordre normal des choses et il faut le comprendre. Il y a hausse et baisse, ainsi de suite. C’est comme ça que ça fonctionne.

    Donc cette baisse constatée va finir et y aura hausse à nouveau à mon avis. On essayera de mettre en place des mécanismes pour que ça reparte. C’est de bonne guerre !

    Mais de façon naturelle, qu’on le fasse ou non, ça va repartir. Il y a qu’à observer les phénomènes pour comprendre cela et l’accepter !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quel est le résultat de cette opération ? Votre commentaire sera ensuite en attente d'approbation (sous 1h à 24 h). Patience donc !