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43% des joueurs de poker espagnols sur des sites illégaux

43% des joueurs de poker espagnols sur des sites illégaux

Quelques mois seulement après que l’Observatoire des Jeux ait publié des chiffres indiquant que 47% des joueurs français jouaient sur des sites illégaux, voilà qu’une étude menée conjointement par la Fondation CODERE et l’Institute of Policy and Governance de l’Université Carlos III aboutit à des résultats similaires en Espagne pour le jeu du poker.

Les joueurs français ne seraient donc pas les seuls à privilégier l’offre illégale de jeux d’argent accessible sur la Internet pour s’adonner à leur passion.

Alors que les sites de jeux d’argent illégaux sont très prisés par les joueurs français, ils le sont tout autant par les joueurs espagnols. En effet, une étude conduite par la Fondation CODERE et l’Institute of Policy and Governance de l’Université Carlos III de Madrid a mis en avant que 43% des joueurs de poker espagnols jouent sur des sites non agrées.

Pourtant, l’Espagne avait suivi la France dès 2011 en régulant un an après son voisin son marché des jeux d’argent en ligne. Il semblerait donc que, comme dans l’Hexagone, cette régulation du marché peine à se mettre en place et que l’offre illégale parvient toujours à attirer un grand nombre de joueurs en ligne.

Il faut dire que la communauté espagnole de joueurs en ligne était importante puisque en 2013, elle était tout de même constituée de 1,15 millions d’individus.

Pour autant, ce nombre stagne voire même diminue légèrement lors de la dernière année au point que l’étude baptisée « Social Perception on Gambling in Spain in 2014 » évoque une arrivée à maturité du marché espagnol des jeux d’argent en ligne.

Pourquoi les joueurs de poker espagnols jouent sur des sites illégaux ?

Deux principales raisons sont évoquées. D’une part, la régulation du marché en 2011 aurait freiné certains pour se lancer à la découverte des jeux d’argent online. D’autre part, la crise économique traversée par l’Espagne (et l’Europe plus généralement) est telle que les joueurs ont considérablement diminué leurs dépenses de loisirs relatives aux jeux d’argent, puisque si les joueurs espagnols y consacraient 9,4% de leur budget loisirs en 2012, ils n’y consacraient plus que 7,7% en 2013.

Mais l’étude de la fondation CODERE et de l’Institute of Policy and Governance de l’Université Carlos III, outre prédire l’arrivée à maturité du marché des jeux d’argent en ligne, met surtout en exergue le goût prononcé des fans de poker espagnols pour les sites non agréés, donc illégaux.

En effet, en dévoilant que 43% des joueurs s’adonnaient à la pratique du poker sur des sites ne disposant pas de l’agrément de la DGOJ (Direccion General de Ordenacion de Juego), l’équivalent espagnol de l’ARJEL en France, l’étude prouve que le marché est gangréné par l’offre illégale.

Eh oui, pour aller plus loin, 13% des joueurs de poker espagnols n’auraient même tout bonnement jamais joué dans une room en .es, pourtant les seules à être légales sur le sol ibérique.

Plus généralement, les joueurs de poker espagnols semblent ne vouloir accorder que peu d’importance à la régulation actuellement en vigueur et sont totalement désintéressés du lieu où est basé le site de poker sur lesquels ils jouent.

Plus de 27% des joueurs avouent ainsi ne pas savoir depuis où opère la room de poker sur laquelle ils sont inscrits alors que 43% des autres joueurs pensent que le site est basé en Espagne même s’il n’est pas agrémenté.

Une chose est certaine, les joueurs de poker espagnols ne semblent pas prêts à se conformer aux exigences des législateurs et vont coûte que coûte continuer à jouer sur des sites illégaux.

Ce constat accablant, alors même que les opérateurs réglementés connaissent pour certains de grosses difficultés financières sur un marché stagnant voire déclinant légèrement, pourrait donc inciter le régulateur à mieux entendre les demandes des joueurs comme des opérateurs de poker.

Ces derniers demandent entre autres la possibilité d’ouvrir le marché du poker au partage la liquidité en Europe afin d’être plus attractifs pour les amoureux espagnols de poker. Or, dernièrement, alors que l’Italie était favorable à la mutualisation des joueurs, c’est la France qui a repoussé ardemment cette demande…

2 commentaires

  1. Rien de surprenant ! Et oh combien je comprends ces Espagnols, après tout, nous sommes confrontés, nous joueurs Francophones, à la même réalité.

    Quand on veut s’adonner à la pratique des jeux en ligne, poker, paris sportifs, machines à sous, etc, la première chose que l’on regarde, ce n’est pas le nom du domaine.

    On cherche avant tout un site fiable et attractif, peu importe la provenance !

    Je ne blâme pas l’Observatoire des jeux, après tout l’Arjel est confrontée au même souci. Mais ce n’est pas parce que c’est interdit qu’il n’y a pas un moyen de jouer ! Les lois doivent suivre les nouvelles technologies et les volontés des joueurs !

    Il serait peut-être temps d’ouvrir le marché du Poker à l’Europe comme tant de joueurs le souhaitent.

    Cela faciliterait l’accès à des sites légalisés.

  2. A la lumière de cet article, je pense que la faute n’incombe pas aux joueurs qui s’inscrivent sur des sites de jeux installés en dehors de leur pays dans la mesure où certains ne savent même pas où sont installés les sites sur lesquels ils s’inscrivent.

    Il appartient à l’autorité de régulation des jeux de faire pleinement son travail en filtrant les sites pour ne proposer aux joueurs espagnols que ceux installés sur leur sol ou qu’ils estiment légaux.

    Pour les joueurs, le soucis n’est pas de savoir les lieux où sont implantés les salles dans lesquelles ils jouent, mais d’avoir de bons sites de jeux qui répondent à leurs attentes.

    Tant que leur seront accessibles ces sites de jeux en ligne, ils continueront de s’y inscrire.

    Ce sont les autorités qui détiennent tous les moyens pour interdire l’accès à ces sites de jeux illégaux de faire leur travail.

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