3 casinos dans les pyrénées orientales menacés de fermeture

3 casinos dans les pyrénées orientales menacés de fermeture

Les Pyrénées Orientales sont une terre riche en stations balnéaires grâce à ses eaux aux multiples bienfaits. C’est ainsi que sept casinos se partagent le territoire du département, une situation qui pourrait bientôt changer car les trois casinos indépendants vivent des moments difficiles et pourraient bien devoir poser la clé sous la porte pour faire face aux lourdes charges pesant sur leurs épaules.

Entre mer et montagne, les Pyrénées Orientales sont un paradis pour les vacanciers qui ont tout sous la main pour passer un agréable séjour, en fonction de leurs goûts voire de leurs besoins. En effet, le département possède des sources d’eau chaude et cinq stations thermales pour soigner toutes sortes de maux.

Cette forte présence du thermalisme se retrouve dans l’offre de casinos dans le département puisque les Pyrénées Orientales ne comptent pas moins de 7 établissements de jeux, donc une situation fortement concurentielle, trop certainement comme dans le département du Var.

Les 7 casinos des Pyrénées Orientales se situent à Amélie-les-Bains, Vernet-les-Bains, Font-Romeu, Argelès-sur-Mer, Le Boulou, Canet et Saint Cyprien. Parmi ces sept établissements, quatre appartiennent au groupe de casinotiers Joa, il s’agit des établissement d’Argelès, Canet, Le Boulou et Saint Cyprien.

Les trois autres (Amélie, Vernet et Font-Romeu) sont des casinos indépendants. Pour ceux-ci, les temps sont difficiles car comme tous les établissement liés aux loisirs, ils subissent de plein fouet la crise qui s’est abattue sur le pays et la loi anti-tabac.

Des redressements judiciaires dans l’air pour les casinos de Vernet, Font-Romeu et Amélie

Ils doivent assumer des prélèvements importants (voir la fiscalité des casinos en France) qu’il est difficile de supporter pour un casino indépendant. Les établissements de jeux d’Amélie, Vernet et Font-Romeu doivent ainsi supporter les mêmes prélèvements que les grands casinos aux chiffres d’affaires beaucoup plus conséquent.

La masse salariale est également proportionnellement plus lourde pour les petits casinos puisque le nombre d’employés est incompressible à partir d’un certain moment puisque tous les établissements doivent employer au minimum cinq personnes, et ce, quelque soit le nombre de joueurs présents dans le casino.

Le Directeur du casino d’Amélie-les-Bains, Antoine Gasquez, déplore ainsi : Qu’il y ait un ou dix joueurs en salle, nous avons pour obligation d’employer au minimum cinq personnes différentes : un contrôleur aux entrées, un croupier, un caissier, un chef de table, un membre du comité de direction et accessoirement quelqu’un pour la sécurité…

Cette obligation est lourde pour les petites structures qui regrettent l’impossibilité de mutualiser les fonctions à cause d’une loi pas assez flexible. La situation est donc très critique pour les casinos de Vernet, Font-Romeu et Amélie qui font difficilement face à la concurrence des établissements dépendant d’un grand groupe pour lesquels il est bien plus simple d’assumer charges et masse salariale.

Les quatre autres casinos du département vivent donc mieux la situation, pouvant profiter de l’ensemble du réseau des Casinos Joa. Pour autant, la fermeture des casinos de Vernet, Font-Romeu et Amélie aurait des conséquences non négligeables pour le département.

D’une part pour l’emploi puisque, comme le rappelle José Gimenez, le PDG du casino de Font Romeu : A nous trois, on pèse 28 CDI, 39 saisonniers et 2,2 M€. D’autre part parce que la fermeture des trois établissements pourrait entrainer un effet boule de neige.

Il se pourrait que si l’offre d’établissements de jeux est moins importante, les stations thermales du département souffrent d’une désaffection des curistes, ce qui serait une bien mauvaise nouvelle pour le thermalisme des Pyrénées Orientales. D’autant plus que si les curistes sont moins nombreux, ils fréquenteront moins les casinos, engendrant un cercle vicieux néfaste pour l’activité économique des Pyrénées Orientales.

José Gimenez a envoyé un courrier au Président de la République François Hollande ainsi qu’au Premier Ministre et au Ministre du Travail pour les alerter sur la situation et la sous-préfète a appelé tous les élus locaux à soutenir la démarche des trois casinos indépendants, et par-là même du département tout entier.

Reste à voir si cela fera bouger les choses dans les hautes sphères de ceux qui nous gouvernent. Néanmoins, cette situation était à prévoir à force d’implanter des concentrations d’établissements de jeux. En effet, nous sommes à l’époque où chaque ville veut son casino pour générer des recettes fiscales. A trop en faire, voilà le résultat…

2 commentaires

  1. Les pyrénées orientales, ma région aujourd’hui ! On ne manque pas de casinos en dur ici alors c’est vrai que la concurrence y est rude.

    Pour moi, les casinos JOA ne sont pas terribles, je connais un peu plus la région proche de la mer à savoir Leucate, Port la nouvelle, etc.

    Il y a des soirées intéressantes dans ces casinos avec des jetons gratuits, ou des petits buffets pour pas très chers, on peut y passer une bonne soirée ou un bon dimanche après-midi 🙂

    J’ai déjà eu la chance de gagner au casino du Boulou, mais bien sûr… pas de très grosses sommes.

    Aujourd’hui, avec les casinos en ligne, les casinos en dur perdent pas mal de joueurs, je pense que cela est la raison que les casinos dans les pyrénées orientales ont du mal à exister.

    Personnellement, je n’y vais presque plus. Bon, une ou deux fois par an pour une petite sortie, mais c’est tout.

    Je pense que beaucoup de joueurs sont comme moi, ils préfèrent miser en ligne, avec pourquoi pas un petit bonus ou autres, choses qui n’existent pas dans les casinos en dur, mis à part boire un verre gratuitement…

    Un joueur veut jouer, pas boire un coup !

  2. Les temps sont durs pour les casinos indépendants, il y a beaucoup trop de contraintes financières ce qui les emmènent lentement vers la faillite de leurs établissements.

    J’ai la chance d’habiter dans les Pyrénées orientales et de connaître certains des casinos cités dans l’article, et je peux vous dire que en quelques années, financièrement parlant, rien ne va plus pour eux.

    Comment voulez-vous qu’un casino indépendant arrive à tenir la tête hors de l’eau quand on leur impose la présence de 5 salariés par jour, et que l’Etat leur réclame les mêmes taxes que pour les casinos du groupe JOA ?

    Cela se révèle impossible et va conduire ces trois casinos indépendants vers la faillite à mon avis… Quel gâchis pour ces communes…

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