Groupe des Casinos Français Barrière, le plan de cession

Groupe des Casinos Français Barrière, le plan de cession

Ces dernières semaines, le paysage des casinos français a radicalement changé puisque le Groupe Barrière a décidé de céder plusieurs de ses établissements à des concurrents. Et ce n’est probablement qu’un début puisque le plan de cession mis en place par le numéro un français des casinotiers prévoit que d’autres établissements soient vendus à d’autres acteurs du marché.

Casinos Barrière, cession de ses petits casinos pour se concentrer sur ses importants établissements

Le Groupe Barrière a déjà vendu 5 de ses casinos français. Eh oui, alors que le Groupe Barrière domine le marché des casinos français depuis quelques années maintenant, il a décidé de rebattre totalement les cartes en procédant à la vente de 5 de ses établissements durant les dernières semaines.

Le 21 décembre dernier, le casino Barrière de Chamonix, en Savoie, a ainsi fait l’objet d’un accord préliminaire de reprise par la Société Française de Casinos, un groupe qui n’exploitait jusque-là que 4 établissements en France. Précédemment, Barrière avait déjà trouvé des accords pour céder les casinos de Leucate, dans l’Aude, et de Briançon, dans les Hautes-Alpes à un casinotier belge désireux de s’implanter en France: Circus.

Déjà exploitant des établissements de Spa et Namur, en Belgique, et de plusieurs sites de jeux de casino en ligne, Circus compte sur les deux petits casinos – leurs chiffres d’affaires net de prélèvements avoisinent les 2 millions d’euros – qu’il vient d’acquérir pour commencer à se faire une place sur le marché français. Deux autres casinos Barrière avaient quant à eux trouvé preneur dès Novembre.

En effet, le Groupe JOA, qui a restructuré sa dette en 2015, a jeté son dévolu sur l’établissement situé à Besançon, dans le Doubs. Le numéro 3 du secteur des casinos français entend conquérir la clientèle suisse et devrait investir près de 2 millions d’euros d’ici fin 2017 pour atteindre son objectif.

En parallèle, l’établissement de jeux de Jonzac, en Charente Maritime, est lui tombé dans l’escarcelle du Groupe Arévian qui, peu à peu, se développe sur le marché des casinos français.

Avec l’ouverture à venir d’un casino sur l’île d’Oléron, le Groupe dirigé par Antoine Arévian pourra compter sur un parc comprenant 10 établissements.

De nouvelles ventes de casinos Barrière à venir ? S’il est évident que les différentes cessions des casinos du Groupe Barrière bouleversent quelque peu le secteur – les concurrents pouvant poursuivre leur développement sur un marché pourtant relativement fermé – le n°1 des casinos en France a bien évidemment des raisons d’agir ainsi.

En réalité, le Groupe Barrière a entrepris une vaste stratégie de recentrage qui l’oblige à se « débarrasser » de plusieurs de ces établissements.

D’ailleurs, il n’en a pas encore fini avec les cessions puisqu’il entend encore vendre quatre casinos français et deux hôtels. Renseignements pris, le géant des jeux d’argent en France, propriétaire du plus important casino en France, celui d’Enghien, espérerait vendre dans les prochains mois les casinos de Perros-Guirec (Côtes d’Armor), de Dax (Landes), de Carnac (Morbihan) et des Sables d’Olonne (Vendée) ainsi que l’hôtel Pullman de Bordeaux (Gironde) et Mercure de Niederbronn (Bas-Rhin).

Dès lors que le plan de cession aura totalement abouti et que le Groupe Barrière ne disposera plus que des établissements qu’il souhaite réellement exploiter, son parc comptera 32 casinos français et 16 hôtels au lieu de 41 établissements de jeux et 18 hôtels.

Si le recentrage stratégique du groupe casinotier peut sembler important, il est en réalité marginal si on en croit les équipes travaillant au siège de l’entreprise. Elles rappellent en effet que ces cessions ne représentent que 380 salariés et 3% du volume d’affaires du groupe. Autant dire donc que le Groupe des casinos Barrière a abandonné de petits établissements et a conservé les plus dynamiques.

Un recentrage stratégique pour une montée en gamme ? Il faut dire qu’aujourd’hui la stratégie du Groupe Barrière est très claire puisque le casinotier souhaite monter en gamme en proposant de véritables complexes de loisirs.

Ainsi, dans les prochains mois, ce sont sur les casinos français les plus importants que devraient se concentrer les investissements de l’entreprise. L’idée est effectivement de miser sur des établissements capables de proposer à la fois des jeux d’argent, des services de restauration mais aussi des spectacles divers et variés.

Alors que le secteur des casinos en France a connu une légère, mais fragile embellie en 2015 par rapport aux années antérieures, le Groupe Barrière espère que sa stratégie sera payante et qu’elle assurera, à moyen terme, une plus grande rentabilité sur ce secteur très concurrentiel.

En matière d’hôtellerie, la cession de deux établissements s’inscrit dans la même stratégie puisque Barrière a abandonné là deux hôtels qui n’étaient même pas exploités sous le nom du Groupe.

A l’opposé, on peut imaginer que le Normandy à Deauville ou le Majestic à Cannes comptent parmi les établissements sur lesquels devrait miser Barrière dans les prochains mois.

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